Faceà une économie de l’incurie génératrice de bêtise sytémique, il préfère se demander ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. C’est le titre de son dernier livre. Ce n’est pas un livre de plus sur le soin. Mais un livre qui prend soin de la vie humaine. Il est venu à La Fabrique de l’Humain pour nous en parler.
Ellea toutes les ressources et tout dépend de la façon dont vous en faites usage. Vous pouvez devenir la femme parfaite ou la pire. Le choix vous appartient. Voici les meilleures étapes pour vous aider à faire les meilleurs choix et à prendre des mesures qui vous feront briller en tant que personne parfaite et répandront le bonheur en vous et autour de vous. ~ Ed.
Ils'agit de trouver ceux pour qui cela en vaut la peine. Citation sur la vie de Bob Marley: La vérité est que tout le monde va te blesser. Il s'agit de trouver ceux pour qui cela en vaut la peine. Bob Marley est l'auteur de la citation sur la vie "La vérité est que tout le monde va te blesser. Il s'agit de trouver ceux pour qui cela en
Fast Money. Texte par D-Zil Pis l’alcool a pris plus de place. Les conneries qui y sont reliées aussi. L’école, mon avenir prend le bord. Dans le fond la vie c’est quoi? On naît, on vit, on meurt. À travers ça, on essaye simplement d’exister. La vie est tough pour tout le monde, des fois plus, des fois moins. En bout de ligne, on a beau la blâmer mais il reste que ce que nous faisons est de notre propre ressort, on en est responsable de notre vie. Comme moi par exemple j’ai 17 ans, jeune Cégepien qui apprend le suicide de son frère de 23 ans à La Cage aux Sports, le soir du Super Bowl. Ça fesse… fort en criss. Face à cette épreuve là , j’avais des choix à faire pour dealer avec ça. J’ai pas pris le bon, j’me suis renfermé pis j’ai ravalé ma peine, ma colère. C’est le genre de news que tu crois pas au début, c’est surréel parce que dans le fond, on croit tous que les gens autour de nous, les gens qu’on aime n’auraient jamais à se rendre jusqu’à se donner la mort. Mais, trop tard… Puis viens la remise en question classique, la culpabilité. Pourquoi j’ai rien vu venir? Pourquoi j’ai pas pu empêcher que ça se produise. Donc, le mauvais choix a été de me geler au lieu de le vivre. Au début ça allait, j’avais le contrôle. Juste une coupe de brosse de temps en temps, ça faisait sortir le méchant que j’me disais. Pis l’alcool a pris plus de place. Les conneries qui y sont reliées aussi. L’école, mon avenir prend le bord. Expulsion du Cégep, mais comme si j’avais un ange gardien, la vie m’offre une 2ème chance. Je trouve la voie que je veux emprunter pour faire carrière. La consommation est encore là , omniprésente. C’était régulier mais pas si fréquent. Quand je vais bien, quand je vais mal, quand y fait beau, quand y pleut, etc. Toutes les raisons sont bonnes pour consommer. Fast forward à mes 21 ans, je suis un jeune universitaire étudiant en criminologie qui apprend la mort subite de son frère aîné, qui était papa depuis 6 semaines, cette fois-là live dans la maison familiale. Ça fesse… fort en criss. Plus que la première fois. Ce coup-ci, c’est hard parce que je vois mes parents l’apprendre et je vois leur souffrance immédiate. Ces images là sont gravées à jamais. Je peux dire que dans ma vie, malheureusement, à ce moment précis, j’ai ressenti le désir de ma mère qui voulait mourir, de mon père qui avait le regard vide. Et moi dans tout ça, c’était de l’impuissance totale. Sauf que, encore là , je prends le chemin de l’isolement, la consommation et le gel direct de mes émotions. À partir de ce moment là , tranquillement, sournoisement, mon alcoolisme s’installe. Le Rhum devient mon best friend. Quand je vais bien, quand je vais mal, quand y fait beau, quand y pleut, etc. Toutes les raisons sont bonnes pour consommer. Ma vie reste on hold pendant 14 ans, la consommation présente 3 à 4 jours semaines. Mais je suis fonctionnel fait que j’arrête pas ; j’ai de l’énergie quand même. Je réussis à passer à travers la vie, je me laisse surfer sur la vague. La naissance de ma fille me ralentit un peu, mais pour un court lapse de temps. Puis à l’annonce de la grossesse de ma conjointe de mon deuxième enfant, y’a quelque chose qui switch dans mon cerveau. Et c’est là qu’arrive la déchéance de 2016 où finalement, l’alcool l’emporte sur moi, prend le contrôle total de ma vie. Les répercussions sont multiples autant au travail que dans mon couple, avec mes amis et ma famille. Ma santé écope solide. Le pire c’est que je me vois aller, mais quand tu bois seul, en cachette ,c’est facile de s’auto-convaincre qu’il n’y en a pas de trouble. Pis au pire si quelqu’un t’en parle, t’évite de répondre, tu joues à l’autruche. Mais les conséquences s’accentuent. Les mensonges et les histoires deviennent de moins en moins efficaces. Acculé au pied du mur en décembre 2016, j’abdique et prends une pause du travail. Maintenant, je peux dire que j’affronte la vie, ses hauts comme ses bas, la tête haute. Et je suis fier de pouvoir le partager. Février 2017, c’est mon entrée en thérapie, rendu dans le bas fond d’aplomb entrain de scrapper tout ce qui m’entoure, toute ma vie. Maudit que je suis stressé. Mais bordel que c’est exactement ce dont j’avais besoin. Cette expérience fut tellement bénéfique. J’ai eu la chance de rencontrer des gens fantastiques, avec des parcours fascinants. Maudit que j’ai appris. Aujourd’hui, quoi, presque un an plus tard, j’ai rechuté une coupe de fois mais cette fois-là j’ai pas laissé les incidents poches de la vie prendre le dessus. J’me suis retroussé les manches et je les ai affrontés. Fait que la vie au fond c’est quoi? C’est un grand voyage sur un chemin sinueux dans lequel ça sera pas toujours facile d’avancer mais qui en bout de ligne te construira et fera de toi un être qui mérite d’être aimé et de vivre. Si mon expérience m’a appris quelque chose, c’est que peu importe les épreuves, la vie vaut la peine d’être vécue et partagée. La sobriété m’a apporté cette lumière, celle qui me guide aujourd’hui vers le positif et l’amour propre. Maintenant, je peux dire que j’affronte la vie, ses hauts comme ses bas, la tête haute. Et je suis fier de pouvoir le partager. Author Soberlab
EXTRAIT LE PETIT PAPIER » II y aura toujours un couple frémissant Pour qui ce matin-là sera l’aube première II y aura toujours l’eau, le vent, la lumière Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. » J’ai ouvert un livre de poésie au hasard qui n’existe toujours pas selon moi et je suis tombé sur ce texte dont on retient souvent la première phrase en pensant que c’est le titre C’est une chose étrange à la fin que le monde. » J’aime les mots d’Aragon et ce poème que je relis ce matin, en retenant ces quelques lignes. Quel que soit le chemin que nous emprunterons Mika et moi serons ensemble. Nous trouverons les compromis et les solutions. Mais je retrouve les montagnes russes des sentiments et ce n’est pas confortable comme sensation. Peut-être Mika vit-il les mêmes doutes et se veut-il fort pour me tenir debout face à ce projet d’adoption 18 mars 2021/ 1240 1747 Bettina KERSTENS MESCLON Bettina KERSTENS MESCLON2021-03-18 1859192021-03-18 190231 Que la vie en vaut la peine »
C’est une chose étrange à la fin que le monde,Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit ;Ces moments de bonheur, ces midis d’incendie,La nuit immense et noire aux déchirures blondes. Rien n’est si précieux peut-être qu’on le ont le cœur que j’ai moi-même,Ils savent toucher l’herbe et dire je vous aimeEt rêver dans le soir où s’éteignent des voix. D’autres qui referont comme moi le voyage,D’autres qui souriront d’un enfant rencontré,Qui se retourneront pour leur nom murmuré,D’autres qui lèveront les yeux vers les nuages. Il y aura toujours un couple frémissantPour qui ce matin-là sera l’aube première ;Il y aura toujours l’eau, le vent, la lumière,Rien ne passe après tout si ce n’est le passant. C’est une chose au fond que je ne puis comprendre,Cette peur de mourir que les gens ont en eux,Comme si ce n’était pas assez merveilleuxQue le ciel un moment nous ait paru si tendre. Oui je sais, cela peut sembler court un moment,Nous sommes ainsi faits que la joie et la peineFuient comme un vin menteur de la coupe trop pleineEt la mer à nos soifs n’est qu’un commencement. Mais pourtant, malgré tout, malgré les temps farouches,Le sac lourd à l’échiné et le cœur dévasté,Cet impossible choix d’être et d’avoir étéEt la douleur qui laisse une ride à la bouche. Malgré la guerre et l’injustice et l’insomnieOù l’on porte rongeant votre cœur ce renard,L’amertume et Dieu sait si je l’ai pour ma partPorté comme un enfant volé toute ma vie. Malgré la méchanceté des gens et les riresQuand on trébuche et les monstrueuses raisonsQu’on vous oppose pour vous faire une prisonDe ce qu’on aime et de ce qu’on croit un martyre. Malgré les jours maudits qui sont des puits sans fond,Malgré ces nuits sans fin à regarder la haine,Malgré les ennemis les compagnons de chaînes,Mon Dieu, mon Dieu, qui ne savent pas ce qu’ils font. Malgré l’âge et lorsque soudain le cœur vous flanche,L’entourage prêt à tout croire, à donner tort,Indiffèrent à cette chose qui vous mord,Simple histoire de prendre sur vous sa revanche. La cruauté générale et les saloperiesQu’on vous jette, on ne sait trop qui faisant école,Malgré ce qu’on a pensé souffert les idées follesSans pouvoir soulager d’une injure ou d’un cri. Cet enfer, malgré tout cauchemars et blessures,Les séparations, les deuils, les camoufletsEt tout ce qu’on voulait pourtant ce qu’on voulaitDe toute sa croyance imbécile à l’azur. Malgré tout je vous dis que cette vie fut telleQu’à qui voudra m’entendre à qui je parle ici,N’ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci,Je dirai malgré tout que cette vie fut belle.
que la vie en vaut la peine